Le 24 janvier à Nancy : la lutte s’approfondit ?

Nancy |

4000 manifestant·es dans les rues de Nancy pour cette nouvelle journée intersyndicale nationale à l’occasion de l’adoption du projet de loi sur les retraites par le gouvernement. On ne retrouve pas les chiffres du 5 décembre ou du 9 janvier, mais c’est mieux que les 11 et 16 janvier.

La matinée avait commencé avec un nouveau blocage ponctuel de la fac de lettres par des étudiant·es, suivi d’une AG qui a permis de projeter la mobilisation de la semaine prochaine. L’AG interpro s’est quant à elle réunie en fin de matinée, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle ne désemplit pas : plus de 180 participant·es ! Entre les journées appelées par l’intersyndicale, de nombreuses actions ont lieu un peu partout qui montrent que la détermination ne faiblit pas, même si elles ne sont pas énormément relayées par les médias. L’AG interpro locale en tient à jour l’agenda. C’est aussi la solidarité entre les secteurs qui s’organise, avec une caisse de grève interprofessionnelle, émanation de l’AG soutenue par deux syndicats, et qui a à ce jour recueilli plus de 10000 euros.

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La manifestation de l’après-midi a été joyeuse et déterminée. Suivant le parcours désormais traditionnel après un départ de la place de la République, une grande partie du défilé s’est attardée au Point central et rue Saint-Jean. Certes pas tout le monde, les camions et cortèges départementaux de la CGT et de FO se sont empressés de terminer le parcours et de rentrer à la maison. Quant aux manifestant·es, elles et ils ont pu déambuler entre la chorégraphie animée par le camion de la FSU et la sortie de route du cortège en-dessous du Point central, dans un face à face musical (là aussi) avec policiers et gendarmes.

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L’idée d’un certain nombre de manifestant·es était de « tenir » jusque vers 18h, heure de l’inauguration du local de campagne du maire Hénart, rallié à LREM, au 57 de la rue Saint-Jean. Cela n’était sans doute pas réaliste, et les flics ont tout fait pour nous évacuer avant 17h. On dira que c’est de bonne guerre, et à deux ou trois cents face aux forces de l’ordre il est difficile de tenir la rue. Mais il y a quand même un problème dans la manière dont le préfet et ses relais sur le terrain gèrent la situation : alors qu’aucune violence n’a été exercée par les manifestant·es, bacqueux et gendarmes mobiles ont interpellé cinq d’entre nous qui ne faisaient, comme tou⋅tes les autres, que remonter pacifiquement la rue Saint-Jean sous le harcèlement inlassable des flics et de leurs boucliers, fermement décidés à nous presser le pas et à faire place nette avant l’arrivée des petits fours d’Hénart. Tout cela alors que nous étions dans la plage horaire et sur le parcours déposés par l’intersyndicale en préfecture, avec parmi nous de nombreux·ses syndicalistes identifiables comme tel·les. Le préfet Freysselinard compte-t-il un jour respecter les autorisations délivrées par ses services ?