Face au festival des procès absurdes, tou.te.s à Bar le Duc pour le Carnaval des Hiboux

Bar-le-Duc |

Un 13 février, deux procès, trois accusés.

Cela commence comme une comptine, un peu trop répétée ces derniers temps, d’ailleurs… Encore des rassemblements devant le tribunal ? C’est devenu presque une routine à l’heure de la criminalisation accélérée de la lutte anti-nucléaire, quand les citations directes par le procureur deviennent règle commune. Mais ce rendez-vous là est exceptionnel, tant la charge symbolique de ces trois accusations est forte. Deux personnes devront répondre le 13 février de la destruction du mur de béton érigé illégalement par l’Andra autour du bois Lejus à l’été 2016 ; une autre devra se défendre d’avoir « atteint à l’honneur » du commandant de gendarmerie Bruno Dubois en déclarant s’être faite étranglée par lui lors de son arrestation le 18 février 2017.

Dans le contexte des convocations à répétitionque nous connaissons, ces procès s’annoncent potentiellement comme les premières gouttes d’une douche glacée qui pourrait s’abattre sur les opposant.es au projet Cigéo. Mais ce 13 février, mardi gras, jour de toutes les fêtes et de tous les renversements possibles, pourrait aussi être l’occasion d’enrayer leur machine répressive. Nous étions des centaines pour la chute du mur en août 2016, et des centaines encore pour celle des grilles de l’écothèque en février 2018. Leur tentative grotesque de faire porter la répression de ces épisodes sur trois individus isolés doit être accueillie comme elle le mérite : par le grand rire de la fête des fous, qui fait fi des rois, des procureurs et des aménageurs. Soyons à nouveau des centaines pour soutenir nos amis !

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