Gilets jaunes : regards sur une semaine d’actions à travers le réseau d’information Mutu



Une semaine après la journée du 17 novembre, qui a marqué la naissance officielle du mouvement des gilets jaunes, les débats ne cessent de s’amplifier. Petit tour du réseau d’information Mutu pour mieux percevoir comment se sont déroulés les derniers jours.

Une semaine après la journée du 17 novembre, qui a marqué la naissance officielle du mouvement des gilets jaunes, les débats ne cessent de s’amplifier. Après un round d’observation lors de la journée de mobilisation, pour quantifier l’importance de la mobilisation, et observer qui composait cette marée jaune, est venu le temps de l’analyse. Les avis sont contradictoires, les arguments s’affrontent : pour les uns, ce sont des poujadistes, pour d’autres des racistes, pour d’autres encore ils ont construit une nouvelle forme de mouvement qu’il s’agit de rejoindre ou d’accompagner.

À la veille de la mobilisation parisienne du 24 novembre, nous vous proposons un petit tour du réseau Mutu qui a relayé dans différentes villes les formes de la mobilisation et les questionnements que cette dernière semaine a pu engendrer.

En amont de la mobilisation du 17 novembre, Manif-est racontait une réunion de préparation dans un café de Commercy.

3 organisateur-trices ont pris la parole, surgis de nulle part, ni d’un parti, ni d’un syndicat. D’emblée, une des 3 personnes annonce que ce n’est pas limité aux seules hausses des taxes sur l’essence. Que le mouvement est plus large, que c’est contre la pauvreté organisée, les petites retraites , les suppressions de postes dans la fonction publique etc. Il dénonce les cadeaux fiscaux et sociaux faits aux grosses boites, l’évasion fiscale, l’hypocrisie des politiques au service des riches.

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A Dijon, la journée de mobilisation a été suivie par des militants.

On était plusieurs amis à scruter le mouvement des gilets jaunes qui s’annonçait depuis un petit moment. Attentifs parce que, mine de rien, le mouvement est relativement spontané, et part d’une colère légitime : une nouvelle taxe qui vient toucher des populations déjà bien précarisées, notamment les campagnes et leurs laissé·es-pour-comptes. Sceptiques aussi, puisqu’évidemment les tentatives de récupération de la classe politique, et en particulier de l’extrême-droite (de Wauquiez à Le Pen) ne nous ont pas échappé. On est donc allé sur place pour voir ce qu’il en était vraiment.
Pour ce qui est de la forme, la manif’ est globalement restée dans un cadre très « civique », mais elle n’en était pas moins une manif’ sauvage du début à la fin. Dès les premières minutes, la tête de la manif’ a refusé d’emprunter le parcours balisé par les organisateurs et la Préfecture, qui prévoyait d’emprunter la rocade, fermée à la circulation pour l’occasion....

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Dès dimanche, divers partis tentent de récupérer le mouvement. Soutenus par un certain nombre d’opposants à Macron, il est aisé de voir dans ce mouvement le creuset de toutes les colères et frustrations. Les gilets jaunes se revendiquent comme apolitiques, qu’en est-il de la réalité ? Iaata propose d’analyser le profil de Benjamin Cauchy, actuel porte-parole revendiqué du mouvement toulousain.Suite de l’article sur larotative.info



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