Et la place Stan elle est à qui...?

Nancy |

Pendant que certain·es se prennent des contraventions pour rassemblement interdit, que d’autres sont régulièrement empêché·es manifester place Stanislas... une grosse centaine de supporters du maire sortant candidat à sa succession y affichent bruyamment leur soutien.

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Faut-il le rappeler ? Depuis le soulèvement des Gilets jaunes les manifestations sont presque systématiquement bloquées aux abords de la place. Tout récemment, les manifestations contre le racisme d’Etat et les violences policières et celle des hospitalier·es ont été empêchées de rejoindre la place par des cordons de policiers.

Et puis en général, les rassemblements sont réprimés, comme celui du 16 mai place Carnot, où toutes les personnes qui traversaient la place se sont vues relever les identités et verbalisées. Même chose pour les personnes qui ont accompagné les militant·es convoqué·es à l’hôtel de police pour l’action du 10 janvier devant le dépôt de bus Keolis, le 25 mai et les jours suivants, qui ont reçu des avis de contraventions alors même que les précautions sanitaires avaient été prises et qu’aucun appel à rassemblement n’avait été lancé.

Mais le traitement n’est pas le même pour toutes et tous. Les flics ont pu pleurnicher et revendiquer la pratique de la clef d’étranglement, avec leurs véhicules de service, place Stanislas. Et le 26 juin en fin de journée c’est l’équipe de soutien à Laurent Hénart qui s’est donc rassemblée sur la place, en nombre, sans que quiconque ne soit inquiété. Le maire-candidat aurait-il procédé l’air de rien à une forme de privatisation de l’espace public à deux jours du scrutin ? Mais il est vrai que les flics n’auraient pas eu beau jeu d’intervenir contre les troupes d’un édile qui ne manque pas de les soutenir autant qu’il peut.

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Post-scriptum. Nous ne ferons pas pour autant ici la promotion de son adversaire, Mathieu Klein, qui est tout autant Macron-compatible que Laurent Hénart. On sait ce que l’on doit aux socialistes ces dernières années, de l’exacerbation de la législation antiterroriste à la loi Travail en passant par la mort de Rémi Fraisse à Sivens. Entre Hénart et Klein, c’est balle au centre...