Cup of coffeeeeee



Dormirse cada día, dormirse cada día, esperando no despertar, esperando no despertar
— Sinnaciön, No despertar, Sinnaciön EP 2015 [1]

Avant les tournées, je ne buvais pas de café. Ça ne faisait pas spécialement partie de mes rituels du matin. Aujourd’hui, c’est un demi-litre de café qui m’ouvre l’œil. Un jour j’ai craqué mon slip et je suis allée en chercher du bon dans une boutique du faubourg. Ça donnait au café quelque chose de plus qu’un statut de produit du quotidien. Je ne m’y connais toujours pas. "Colombien bio" me convenait. Le lendemain je buvais mon café en pensant à des groupes colombiens, que peut être on partage la même odeur de la boisson chaude du matin ici et là-bas. Aussi qu’un jour on ira jouer là-bas et on pourra boire ensemble des litres de café colombien bio.
Le même matin, Rusty m’a parlé de sa tournée en Colombie. Alors j’ai rectifié la fin de mon histoire. Un jour on ira là-bas et je découvrirai que le café que je bois est exclusivement réservé à l’export et on partagera ensemble des tasses de café soluble des marques multinationales.

Coffee with Sinnaciön, avec l’extrait du film la Maison du Bonheur, 2017, de Sofia Bohdanowicz.



Notes

[1"S’endormir tous les jours, dans l’espoir de ne pas se réveiller"