Trois motions

Nancy |

Depuis le 9 janvier il y a comme un frémissement à Nancy. À l’initiative du collectif Éducation Lorraine une AG interprofessionnelle s’est réunie le matin, suivie d’un beau cortège de tête dans la manifestation. À la base il n’est plus question d’attendre que les directions syndicales se décident : on y va. Trois motions ont été adoptées, l’une par l’AG interpro, deux autres par le collectif Éducation, autour du 9 janvier et de de ses suites.

Motion adoptée par l’AG interpro du 9 janvier

Pour faire plier Macron, c’est une grève générale qui est nécessaire.

L’AG interpro de Nancy demande à l’intersyndicale départementale et nationale d’appeler enfin tous les secteurs de salarié.e.s à entrer en grève illimitée jusqu’au retrait, comme y ont été appelés les cheminot.e.s et les agents de la RATP depuis le 5 décembre.

L’AG interpro de Nancy demande à l’intersyndicale nationale d’utiliser ses ressources financières pour permettre aux salarié.e.s en grève depuis le 5 décembre de tenir.

Les organisations syndicales ont également les moyens d’organiser une grande campagne de solidarité financière en s’appuyant sur le soutien de 60% de la population permettant de verser des sommes significatives aux grévistes.

Par la grève illimitée et par les actions, bloquons le pays jusqu’au retrait.

Adresse du collectif Éducation aux organisations syndicales après l’intervention policière au lycée Chopin

Le Collectif Éducation Lorraine lance une adresse à l’intention de l’ensemble des syndicats de l’éducation de l’académie Nancy-Metz :

Le collectif dénonce les pressions policières (contrôle d’identité arbitraire sur un mineur, intimidations verbales, bousculade musclée) subies par les lycéen.nes et cautionnées par le Proviseur du lycée Chopin, lors du blocage de leur établissement jeudi 09 janvier 2020. Elles sont inacceptables. Il est du devoir de tout personnel de l’éducation, et en premier lieu des chef.fes d’établissement, de protéger les élèves.

Le collectif demande que l’intersyndicale éducation produise un communiqué fort pour que cesse cette violence institutionnelle. Entre répression et éducation, nous personnels de l’éducation, avons pris position.

Le collectif Education Lorraine réuni en assemblée générale ce vendredi 10/01/20.

Adresse à l’intersyndicale départementale post-manif du 9 Janvier

Le collectif Éducation Lorraine s’adresse aux organisations syndicales départementales pour dire qu’il considère que la manifestation du 9 Janvier à Nancy a montré autre chose que « la désunion dans l’union » comme l’a écrit L’Est Républicain. Au contraire, l’initiative d’une grande AG de rue interprofessionnelle a été pleine de sens et de prises de parole essentielles à ce moment de la lutte. Elle a répondu à une attente de la part des grévistes, des manifestant-es, des militant-es, des syndiqué-es et non-syndiqué-es, celle de pouvoir témoigner publiquement de l’importance de combattre la réforme des retraites par des actions qui renouvellent la construction unitaire et la mobilisation populaire de la grève interprofessionnelle.

Nous souhaitons rappeler aussi que le cortège de tête qu’a initié cette AG était composé de militant-es et grévistes de tous syndicats, issu-es de nombreux secteurs professionnels (santé, éducation, petite enfance, culture, social, cheminot-es, énergie, chômeurs-ses, chercheurs-euses, papeterie, Gilets jaunes, retraité-es, lycéen-nes, étudiant-es).

Depuis le 5 Décembre des appels à la grève reconductible et illimitée ont été lancés, nous considérons aujourd’hui que seule une intensification des formes et des moyens de nous rassembler peut nous faire gagner. ce qui s’est passé dans le cortège de Nancy est un signe fort pour accélérer la lutte.

Nous souhaitons que lors de la prochaine manifestation une nouvelle AG de rue puisse se constituer d’une façon unitaire avec l’ensemble des organisations syndicales, des secteurs professionnels en lutte et l’interprofessionnelle, pour que la mobilisation soit encore plus visible, et montre sa détermination.

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