Soirée concert, Face à la répression syndicale, La solidarité est notre arme !

Nancy |

L’Union locale CGT de Nancy est engagée depuis plusieurs mois dans une campagne de solidarité, de soutien et de défense de nos nombreux camarades qui subissent la répression patronale dans leurs entreprises et services publics.

- Cécilia, Hakim et Patrick : 3 camarades, élu-e-s du personnel et responsables du syndicat, trainés par leur employeur devant le tribunal pour diffamation pour avoir publiquement dénoncé le harcèlement du personnel et la maltraitance institutionnelle subit par les patients de l’un des établissements de l’Office d’Hygiène Sociale, après avoir essayé en interne de faire cesser ses pratiques.

- Shirley et Jennifer : 2 nounous du CCAS de la Ville de Nancy, élues du personnel et responsable du syndicat, sanctionnée d’un blâme (la sanction aurait été plus lourde sans la mobilisation de la CGT et de soutiens), la première pour avoir lancé un doudou, la seconde accusée injustement d’avoir voulu frotter ce doudou sur le visage d’autres enfants, et ce à quelques mois des élections professionnelles.
- Maurice : camarade du CHRU de Nancy, reconnu TH, d’abord révoqué (révocation annulée par le TA) puis suspendu sans traitement, pour s’être plaint de ses conditions de travail, alors qu’il avait subi une mutation forcée, prétendument provisoire mais qui devenait pérenne, à un poste qui ne lui était pas adapté.
- Cristina, Corinne, Marjorie et Cynthia : 4 camarades de l’EHPAD la Verrière, élues et responsables du syndicat, qui subissent un véritable harcèlement, allant jusqu’à la séquestration pour l’une d’entre elle, de la part de la direction.
- Jean-Michel : camarade cheminot, responsable du syndicat, qui a été révoqué suite à une altercation avec un cadre lors du mouvement cheminot du printemps 2018. Vous pouvez retrouver la page de son comité de soutien ici : https://www.facebook.com/Comit%C3%A9-de-soutien-%C3%A0-Jean-Michel-Dieudonn%C3%A9-2184738411786098/

- Didier : BIATSS de l’Université de Lorraine qui subit depuis un véritable harcèlement de la présidence depuis plusieurs années. Obligé d’user de son droit de retrait pour se protéger, la présidence refuse de lui payer son salaire et lui réclame le remboursement des salaires qu’elle estime indûment perçu (novembre 2017 à juin 2018).

Rassemblements, pétitions, cagnotte pour venir en aide à nos camarades ont déjà eu lieu.

Cette fois-ci nous organisons une soirée-concert, avec des prises de paroles, ayant pour objectif de récolter des fonds pour aider nos camarades à faire face aux conséquences financières de l’acharnement patronal et des sanctions en termes de baisse de revenus.

La participation aux frais de cette soirée est libre, et l’entièreté des bénéfices sera versée à un fonds de solidarité permanent. Petite restauration et buvette, alors n’hésitez pas à venir refaire le monde, qui en a bien besoin, en toute fraternité.

Deux groupes ont accepté de venir jouer à cette occasion :
Mouche Toi (rock), qui nous avait déjà fait le plaisir de participer au Printemps de l’UL
Assiduité relative (rock)

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La contestation sociale en cours, celle des Gilets Jaunes, doit faire face à une répression féroce : violence policière avec des milliers de blessés, des mutilations liées à l’usage de LBD-40 ou de grenade GLI-F4, des arrestations et des condamnations par milliers…

Depuis 2016 et le mouvement contre la loi El Khomri nous sommes clairement entrés dans une nouvelle phase de la répression, qui ne fait que croître au fur et à mesure que se renforce la contestation des politiques gouvernementales et patronales qui dégradent nos conditions de vie, de travail, d’étude, etc.

Mais la répression n’a pas lieu que dans la rue et dans les tribunaux. De la même manière, les militants syndicaux, dans les entreprises et les services publics, subissent de plus en plus cette répression : les sanctions disciplinaires se multiplient, pouvant aller jusqu’au licenciement, suspension sans salaire…
A Nancy, des camarades de la CGT doivent faire face à cette répression dans les entreprises et les services publics.

Violences policières, répression judiciaires, sanctions disciplinaires, ce sont plus de 12.000 militants du mouvement social qui ont eu à subir cette répression depuis 2016. Ce sont 3 aspects de l’autre face de la politique de régression sociale qui sert à maintenir et accroitre l’exploitation capitaliste et les profits des patrons et des actionnaires.

Cette répression a pour objectif d’établir dans la rue, dans les entreprises et les services publics un climat de terreur visant celles et ceux qui résistent. C’est un message lancé à toutes et tous : baisse les yeux, courbe l’échine, travaille, endure et tais-toi… sinon ça va chauffer !

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