Répression de l’anti-G20 : Série de perquisitions coordonnées dans quatre pays européens



Mardi 29 mai 2018, à la demande de la police fédérale criminelle allemande (BKA), une série de perquisitions coordonnées a été menée dans quatre pays européens suite aux émeutes du G20 à Hambourg de 2017. L’information a été sortie par la Norddeutsche Rundfunk (NDR, le média d’Etat de la région de Hambourg).

Selon le premier décompte, il y en a eu au moins trois en Espagne (deux à Carabanchel dans des squats et une à Madrid dans un domicile) contre trois hommes entre 28 et 31 ans ; deux perquisitions en Suisse dans le canton d’Argovie à Bremgarten (un appartement et un centre culturel) contre un homme de 27 ans ; deux perquisitions en Italie à Rome et Gênes contre deux personnes, dont une qui a déjà été condamnée pour avoir attaqué des flics lors des émeutes à Sternschanze : les flics la soupçonnent d’avoir également pris part aux émeutes à la Elbchaussee ; une perquisition en France (sans plus d’infos, excepté que la personne fait l’objet d’un mandat d’arrêt européen et n’aurait pas été trouvée).

Ces sept personnes qualifiées d’ « extrême-gauche » font partie d’une liste de 24 « suspects-clef » de 15 pays recherchés à travers toute l’Europe suite aux émeutes du G20 de Hambourg, et contre lesquelles le BKA a demandé une coopération policière internationale le 13 avril dernier. Les accusations contre ces 7 camarades, à base d’ADN et de vidéo, concernent les ravages dans la rue Elbchaussee accomplis le 7 juillet, où « 220 individus ont causé 1,5 millions d’euros de dégâts en 19 minutes ». Pour rappel, c’est une commission spéciale nommée « Schwarzer Block » qui dirige depuis l’Allemagne l’ensemble des enquêtes, appuyée par les organismes de coopération européenne comme Eurojust.

Reformulé d’articles de presse parus en plusieurs langues par sansattendre.noblogs.org.

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Mise à jour du 2 juin (traduction d’un article de Barrikade.info)

Le jeudi 31 mai une des deux personnes encore détenues a été transférée au centre de détention de Zürich (BGZ), ce qui signifie que la requête de mise en détention a été acceptée par le juge (tribunal des mesures de contraintes). La seconde personne est passée devant le juge hier le 1 juin et la demande de la placer en centre de détention par l’avocate a été heureusement refusée. La personne a été libérée vers 14h le 1 juin et se porte bien. Nous souhaitons à la personne qui se trouve au centre de détention beaucoup de courage et espérons qu’elle sera bientôt relâchée.



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