[Live] Bure, l’atteinte grave aux libertés publiques

Bure |

Attention : Cet article renvoie vers un live Facebook pour assurer la diffusion de l’émission.

Les entreprises comme Facebook font leur beurre en exploitant et revendant les données privées de leurs utilisateurs et utilisatrices à des fins de marketing ciblé et d’entraînement d’algorithmes destinés à la surveillance de masse. Qui plus est, elles n’ont aucun scrupule à collaborer avec la police et la justice dans le cadre d’enquêtes ou d’opérations de renseignement, bien au contraire.

Le réseau Mutu a réalisé une brochure proposant quelques pistes pour s’organiser en ligne sans utiliser ces plateformes propriétaires et commerciales. Nous encourageons vivement la lecture de cette brochure et l’utilisation des outils qui y sont recommandés, plus sécurisés et plus respectueux de la vie privée.

Le collectif de modération de Manif’Est

⚠️ Mardi 19 mai, 19h, sur la page Facebook @Cedra52 !

Si nous sommes de plus en plus nombreux.ses à montrer du doigt cette enquête, il faut d’ores et déjà s’inquiéter de la généralisation, et banalisation, des techniques mises en place pour la surveillance de tous les militant-es. Nombreux-ses sont celles et ceux qui craignent que les opposant-es de Bure soient des cobayes.

Dénoncer cette instruction judiciaire devient alors un combat pour la liberté, et pour éviter que l’histoire se répète pour d’autres.

Durant ce LIVE, des militant.e.s tâcheront d’en expliquer les enjeux, aux travers de témoignages personnels, et de leur histoire.

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Il y a trois semaines, une longue enquête de Médiapart et de Reporterre a mis en lumière le dossier d’instruction qui vise à paralyser l’opposition au projet CIGÉO à Bure depuis maintenant 2 ans. Cette enquête approfondie en 3 parties a révélé la démesure des moyens technologiques, humains et financiers utilisés dans le cadre de cette enquête.

En 2017, une information judiciaire est ouverte, et transforme l’engagement des militant.e.s contre le centre de stockage CIGEO, en "association de malfaiteurs".

Dix personnes sont mises en examen et placé.e.s sous contrôle judiciaire : cela fait ainsi deux ans qu’elles sont interdites de se voir, d’échanger ; contraintes à vivre leur opposition à Cigéo en retrait du mouvement.

À cette investigation judiciaire tentaculaire, s’ajoute un harcèlement policier dans le secteur de Bure depuis plusieurs années, habitant-es et opposant-es vivant dans un territoire sous contrôle. Voir le rapport de la LDH à ce sujet ICI.

Le zèle de l’enquête, qui enterre à la fois libertés individuelles et collectives d’expression, d’opinion et d’association fait frémir le milieu de la défense des droits et les ONG.

Toutes et tous s’accordent pour dire que l’ampleur et la durée de cette instruction révèlent que son objectif est plutôt de mettre en échec le militantisme contre Cigéo que la recherche de la vérité.

Si nous sommes de plus en plus nombreux.ses à montrer du doigt le déroulé de cette enquête, il faut d’ores et déjà s’inquiéter de la généralisation, et banalisation, des techniques mises en place pour la surveillance de tous les militant-es.

Nombreux-ses sont celles et ceux qui craignent que les opposant-es de Bure soient des cobayes.

Dénoncer cette instruction judiciaire est un combat pour la liberté, et pour éviter que l’histoire se répète pour d’autres.

Alors que plus de cent organisations de défense des droits et une diversité de collectifs engagés ont demandé la clôture de cette instruction (lire la tribune ici), le juge d’instruction a rejeté une fois de plus la levée des contrôles judiciaires, faisant fi des multiples atteintes aux libertés dénoncées depuis plusieurs années.

Cette récente décision alimente aussi l’idée que manteau du magistrat n’est pas toujours un bon bouclier contre les injustices.

Pour ne pas s’habituer, il faut le rappeler, se donner la parole.

C’est ce que nous proposons de faire, notamment en rediffusant le live de Médiapart « À l’air libre », où trois militant-es sous contrôle judiciaire ont été invité-es à s’exprimer suite aux révélations de Médiapart et de Reporterre. Valentine Oberti, la présentatrice, a bien rappelé en préambule que les trois militant-es étant empêché-es de par leurs contrôles judiciaires de rentrer en relation, ont été contacté-es individuellement par précaution, et qu’ils et elles n’auraient pas le droit de se répondre durant l’émission. Henri Leclerc, président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme a exprimé le point de vue de l’ONG de la défense des droits sur cette affaire judiciaire.

L’image de nos trois camarades ensemble, sans l’être, était suffisamment inédite pour lui redonner la visibilité qu’elle méritait.

Lire l’enquête de Médiapart et de Reporterre :

(Re)voir l’émission « À l’air Libre » de Médiapart :

Pour diffuser le film en LIVE sur votre page Facebook, envoyez un mail à rdvconfinees-nuk@riseup.net
Pour voir le LIVE sans avoir Facebook : c’est possible ! Il suffit de vous connecter sur la page comme si de rien n’était :)

Infos : https://stopcigeo-bure.eu/confinees



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