La fête en l’honneur du Recteur… tourne mal

Nancy |

L’après-midi avait pourtant bien démarré. L’AG interpro avait appelé au rassemblement des cheminot∙es de la CGT, et une petite cinquantaine de personnes a ensuite déambulé bruyamment, casseroles et percussions en main, pour rejoindre la fête organisée au rectorat à l’appel de la FSU, de FO et de Solidaires.

Pourquoi une fête ? Parce que grâce à un décret du 1er décembre, la prime annuelle maximale des recteurs a été rehaussée, passant de 49 980 euros à 51 760 euros par an, et le complément maximal de 8 820 à 12 940 euros. C’est probablement la récompense méritée de leur écoute auprès des personnels et de leur travail considérable.

Voilà qui méritait bien une boum ! Car nous avions des slogans, comme celui-ci, de circonstance : « 50 000 euros, dans la caisse de grève ! »

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Hélas, tout ne s’est pas passé comme prévu.

Nous reproduisons ci-dessous le récit des événements envoyé par un camarade.

Bêtise policière au rectorat

Ce mercredi 15 janvier, le rassemblement devant le rectorat est joyeux, festif et bon enfant. Une porte s’ouvre et le rassemblement se relocalise à l’intérieur du rectorat, toujours dans une ambiance apaisée et festive. Les chants alternent avec les distributions de tracts. Comme le recteur n’est pas décidé à prendre la parole en public et que les cars de police commencent à s’entasser à l’arrière du bâtiment, le rassemblement prend la direction de la sortie, toujours calmement et paisiblement.

Mais c’est sans compter avec l’aveuglement policier qui veut une solution musclée. Entrés par une autre porte, les policiers, leurs boucliers et leurs matraques arrivent par le haut des escaliers et entreprennent de pousser tout le monde dans les escaliers vers le bas, vers la sortie principale du bâtiment. Ils font ça bêtement et sans ménagement, au mépris de la sécurité des personnes et les suites ne se font pas attendre. Dans le chaos, un manifestant est frappé - volontairement - par une matraque policière, manque de basculer par-dessus le garde-corps, est rattrapé in extremis par ses voisins mais tombe inconscient à leur pieds. L’évacuation est organisée par les manifestants, alors que les policiers poussent toujours. L’homme est sorti du rectorat pour être pris en charge par les pompiers peu après...

Bilan des opérations : un rassemblement militant, festif et joyeux transformé en grand n’importe quoi, avec un blessé à la clef, à cause de l’empressement crasse et brutal de la police. Super !!

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Violences policières au rectorat

Communiqué de presse de SUD Éducation Lorraine suite à l’évacuation violente du rectorat par les forces de l’ordre le 15 janvier 2020.



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Pour Hocine