Deux candidats bien dans le système…



Tous les deux parlent au nom du « peuple ».
Mais non, nous ne sommes pas du même camp social !

Le Pen, ça n’est pas nous !

Le Pen n’a eu de cesse de chercher à se faire adouber par le patronat pour « crédibiliser » son projet. Pour bien prouver son allégeance au patronat, c’est la clef d’une entreprise, que lui aurait confiée son patron, qu’elle a choisie d’amener comme « objet » lors du dernier débat télévisé : tout un symbole ! Toutes ses mesures de racisme et de « priorité nationale » sentent le rassis d’un monde fini, qui croit que vivre mieux c’est s’enfermer entre 4 murs et monter haut des frontières hérissées de barbelés, protégées par des flics, des lois et des prisons.

Macron, ça n’est pas nous !

Ce qu’il promet c’est l’ultralibéralisme qui a déjà inspiré les pires mesures des quinquennats Sarkozy puis Hollande. Il est l’auteur du fameux « CICE » = cadeau (fiscal) de 13 milliards d’euros en 2013, renouvelé chaque année, mais augmenté jusqu’à atteindre 41 milliards par an ! Un cadeau offert aux entreprises sans aucune contrepartie. Le « choc de compétitivité » promis n’aura jamais accouché d’aucun emploi. En tant que ministre de l’économie, Macron est l’auteur de la Loi Macron : déréglementation de l’économie, introduction du travail du dimanche, c’est l’ubérisation de la société. Puis il va inspirer la loi Travail : travailler plus pour gagner moins, déréglementation du marché du travail.

Quant à combattre le FN, n’y comptons pas. Macron lui emprunte son vocabulaire quand il se dit « le président des patriotes ». Ce n’est pas un rempart contre le FN mais un toboggan : ce sont ces années de politiques anti-ouvrières, de misère et de régression sociale au profit des patrons du CAC 40 qui créent la rancœur, sèment les divisions et favorisent le repli nationaliste. Oui, ce vieux monde est fini. Mais ça n’est pas avec ces politiciens racistes, haineux et anti-ouvriers que nous ferons du neuf.

Alors que faire ?

Discuter, espérer, lutter ! Discuter et se mobiliser sur nos lieux de vie et de travail, dans nos écoles et dans nos quartiers, avec nos voisins, nos collègues ou nos amis, quelles que soient leurs nationalités, leurs origines, leurs croyances ou incroyance : pour lutter, pour résister à la division de notre camp.

Nous aussi, nous pouvons nous mettre en marche.

Ni patrie, ni patron ! Ni Le Pen, ni Macron !

Sud-éducation Lorraine
Bloc Anti Fasciste Nancy
Alternative Libertaire 54

PDF - 481.1 ko


Articles de la même thématique : Anticapitalisme