Au delà de la grève illimitée, bloquons tout !



Tout le monde s’accorde à le dire, ce qui se joue aujourd’hui à travers le mouvement social contre la réforme des retraites est crucial.

D’un côté, cela fait bien trop longtemps que la rue n’a pas arraché une victoire conséquente face au pouvoir. De l’autre, si le gouvernement remporte le rapport de force en cours, si la réforme passe, c’est la destruction assurée du peu de bien commun qu’il reste et l’anéantissement des secteurs les plus combatifs du monde du travail.

Inversement, si le mouvement social réussit à faire plier le gouvernement, il ouvre une brèche de taille dans l’ordre libéral du moment. Une brèche qui ne demandera qu’à s’étendre...

Partant de ce constat, la question qui s’impose est : comment gagner cette bataille ?

Evidemment, une grève générale illimitée étendue à tous les secteurs est plus que désirable. Mais la réalité, c’est qu’une partie non négligeable du monde du travail est déjà miné par le management néo-libéral. Pour ces travailleurs et travailleuses du privé, intérimaires, auto-entrepreneurs, précaires, isolé.es, peu représenté syndicalement, la grève est une chose compliquée à mettre en oeuvre et parfois l’assurance d’une perte de l’emploi.

Le pouvoir est logistique, bloquons tout

Cette grève massive, ou autrement dit cette paralysie généralisée du pays, peut être imposée par d’autres moyens.

Le blocage en est un. Bloquer les axes de transports est un moyen d’imposer la grève de fait. C’est déjà ce que font les grévistes de la SNCF et de la RATP. Aidons les en bloquant les dépôts de bus et de tram, les autoroutes, les périphériques et les boulevards.

Bloquons les centres de productions, les plateformes logistiques, les zones industrielles, les raffineries et les dépôts de carburant.
Bloquons les universités, les lycées, les collèges et les écoles.
Bloquons les centres commerciaux et les artères commerçantes.
Bloquons à quelques-un.es ou à plusieurs centaines.
Bloquons quelques minutes ou plusieurs jours.
Bloquons la journée et la nuit.

Bref démocratisons le blocage car bloquer le temps, ce prérequis à l’imposition d’une discipline du travail, c’est libérer la vie.

Giletjauner le mouvement social

Les manifestations du samedi à la mode Gilet jaune en sont un autre. Le samedi, gréviste ou non gréviste, tout le monde peut participer à la fête. Dès lors, il s’agit de renouer avec le caractère spontanée et imprévisible qui a fait la marque du mouvement des gilets jaunes. Car pour faire plier ce gouvernement, il est nécessaire de se rendre à nouveau incontrôlable.

Des bloqheureuses



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