Strasbourg : Caisse de Solidarité Contre la Répression

Strasbourg |

Lors de l’Assemblée Générale Unitaire du 15 avril, appelée par les etudiant.e.s en lutte, ayant eu lieu à Molodoï ; et constatant la répression brutale du mouvement social contre la Loi Travail au niveau local comme au niveau national, il a été acté le principe d’une caisse de solidarité à destination de toutes les personnes, sans distinction, participant d’une manière ou d’une autre à ce mouvement et ayant eu affaire à la répression.

La caisse de solidarité a pour buts minimaux :

  • De récolter de l’argent pour aider à faire face aux frais de justice (avocats, frais de prison…).
  • De faire parvenir aux personnes incarcérées vêtements, magazines, lettres, etc.

Par ailleurs, nous avons choisi de ne parler des affaires qu’en utilisant le vocabulaire utilisé par la justice, c’est-à-dire en indiquant uniquement ce qu’elle prétend reprocher aux manifestant.e.s. Étant solidaires sans distinction, nous-mêmes refusons de communiquer sur les faits en tant que tels.

Nous avons aussi choisi, comme c’est le cas pour d’autres caisses de solidarité, de ne plus tenir publiquement le décompte des dons et des frais, principalement pour éviter que les forces répressives aient une visibilité là-dessus et puissent s’ajuster en fonction – ces informations seront bien évidemment communiquées sans problème à qui en fait la demande de visu, lors de nos rendez-vous ou si vous nous croisez en manifestation. Dans tous les cas, nos dépenses ont des justificatifs papiers, nos recettes vérifiées par plusieurs personnes en dehors de notre collectif et les comptes tenus sur un pad enregistrant publiquement toutes les modifications.

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Le site web : https://solidarite67.noblogs.org
La page FB : https://www.facebook.com/CSCR67
Les dons en ligne : https://www.lepotcommun.fr/pot/vgocl5ke
Le tract en PDF : ici

Quand ils sont venus chercher les jeunes des quartiers,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas jeune de quartier
Quand ils sont venus chercher les zadistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas zadiste
Quand ils sont venus chercher les casseur.e.s,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas casseur.e
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas syndicaliste
Puis ils sont venus me chercher,
Et il ne restait personne pour lutter

Les attaques du pouvoir s’étendent toujours des périphéries vers le centre, des marges vers la masse
— L’arme à l’oeil, Pierre Douillard-Lefevre.



    Documents joints

  • Tract PDF (PDF – 487 ko)

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