Permanences Nanara : Ramène ton bouquin !

Nancy |

Nanara propose un temps en mixité choisie [1] pour échanger autour des lectures et des discussions autour des théories, des mobilisations et la littérature. De l’économie politique jusqu’aux poèmes, en passant par la perception de nos corps et des critiques.

A la dernière permanence, nous avons eu un vive débat sur l’auto-gynécologie. Nos rapport au corps, à la santé et aux professionnels de santé. La violence médicale, des multiples discriminations lors des consultations, la domination par le savoir et le mépris sont contestées par les féministes. Ielles exigent des consultations respectueuses et le droit de savoir sur leurs corps. Des multiples sites internet regroupent des adresses des gynécos portant des valeurs féministes et des ateliers de discussions et d’utilisation de spéculums. Les connaissances partagées lors des ateliers sur les corps et les sexes créent un cadre d’appropriation de savoirs.

Les interrogations surgies des échanges étaient autour des croyances de la médecine traditionnelle et des croyances de la médecine moderne et rationnelle. D’une part, sur les esthétiques et pratiques "sorcières" et des limites de l’auto-médication, de l’autre les utopies scientifiques et des laboratoires qui ne maîtrisent guère tout ce qu’elle prétend maîtriser.

Nous sommes toujours à la recherche des livres à prix libre, des dons pour compléter notre collection. Actuellement, les livres ne sont pas empruntables. Vous pouvez les consulter sur place.

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Notes

[1Pour Nanara, la mixité choisie se traduit par des rencontres entre les personnes touchées par les multiples dissymétries produites par les sociétés patriarcales. Les femmes, les lesbiennes, les trans, les inter-sexes, les personnes non-binaires et toutes les personnes qui ont besoin de partager autour des pensées et des écrits féministes. Les contours de cette définition restent souples et sont constamment rediscutés. La démultiplication des débats sur la discrimination de la catégorie sociale des « hommes cis » dans certains espaces politiques ne fait pas partie de nos préoccupations.