Mauvaise plaque

Nancy |

Thomas Jefferson (1743-1826) était un planteur virginien adepte, paraît-il, des « lumières ». Il est devenu le 3e président des États-Unis d’Amérique en 1801. Il a été ambassadeur en France, il a participé à la rédaction de la constitution des États-Unis, et a contribué à la première Déclaration des droits de l’Homme.

Évidemment pour faire tout ça il faut du temps libre et de l’argent. Jefferson n’en manquait pas puisque les deux cents esclaves noir.e.s qu’il possédait et faisait travailler sur sa plantation lui assuraient l’un et l’autre.

Était-il nécessaire de lui rendre hommage à Nancy en apposant une plaque Cours Léopold sur un mur de la présidence de l’Université de Lorraine, à deux pas de la bibliothèque américaine ?

En tout cas, c’est fait depuis 2009 grâce à une association, « Un pont pour la liberté », soutenue par les ministères de la culture et des affaires étrangères, entre autres.

Au minimum la plaque aurait pu évoquer le côté pour le moins obscur de « l’humaniste-esclavagiste ». Mais non. Rien sur le sujet, par contre les passant.e.s n’échappent pas à une ronflante tirade qui parle d’humanisme, de culture, de droits de l’homme et nous rappelle que Jefferson « partage nos valeurs de liberté ».

Apparemment ça ne dérange ni la mairie de Nancy, ni l’Université de Lorraine...

Pardaillan

Sources :

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