LA VOIX EST LIBRE

Nancy |

Par les temps qui courent, les journées sont vastes et les raisons de nos indignations fleurissent à chaque coin de rue ou à tout bout de champ.
Par les temps qui courent, les nuits sont brèves et cadencées par l’effervescence qui donne corps à l’action.
Tribu de chauves-souris, il s’agit d’occuper le ciel chaque soir, entre chien et loup, dans un chahut lucide.


Ce dimanche 24 juin des habitant.e.s des 3 maisons et alentours ont eu envie d’ouvrir la voie aux questionnements. Pourquoi construire une énième route ? Pourquoi ramener encore des voitures dans un espace qui n’appartient pas encore au goudron étouffant nos villes ? Du passage il y en a déjà, des vélos, des promeneurs, des chiens et des poètes font déjà vrombir l’ancienne voie ferrée au rythme de la tranquillité. Cette tranquillité est remise en cause par un projet d’aménagement qui a déjà amené la Ville à exproprier des habitant.e.s ces trente dernières années.
A cela nous voulons répondre par l’appropriation des lieux qui sont les nôtres et qui nous permettent de respirer. C’est pourquoi nous avons pique-niqué, décoré et fait vivre un peu plus nos désirs de vivre ensemble sur cette voie qui n’est abandonnée que par le besoin de profit.
Défendons cette parenthèse sans bitume ni béton. Semons-y nos initiatives spontanées, libres et collectives qui nous rendent conscient.e.s et responsables de nos lieux de vie.