Et la place Stan elle est à qui ?

Nancy |

Edouard Philippe avait pris de court un peu tout le monde avec l’annonce du recours au 49.3 samedi en fin de journée. Cela n’a pas empêché une grosse centaine de personnes de se retrouver le soir même place Stanislas avant de partir en manif sauvage. Ce lundi soir nous étions environ deux cents, motivé·es malgré la pluie à dénoncer bruyamment le sale coup du gouvernement.

Ce lundi avait été préparé très rapidement et le rassemblement le soir appelé par différents syndicats (UL CGT, Solidaires, FO...), relayé par l’AG interpro et les Gilets Jaunes. Ces dernier·es n’ont pas toutes et tous appelé à se rejoindre au même endroit. Alors que certain·es étaient présent·es au rendez-vous intersyndical place Maginot, d’autres s’étaient retrouvé·es place Dombasle.

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Après quelques prises de parole, l’info a été communiquée que les personnes qui souhaitaient manifester pouvaient rejoindre le groupe de Gilets Jaunes sur la place Dombasle. Cette annonce a donné le signal de départ d’une nouvelle manif sauvage, tandis qu’aucun flic n’était visible à l’horizon. À vrai dire cela n’a pas duré bien longtemps : on a rapidement croisé des camions et boucliers pour protéger la place Stanislas, ce qui a fait bifurquer le cortège vers la vieille-ville.

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Finalement, à force de tourner autour, la manif s’est frayé un chemin vers la place Stanislas (dans le périmètre interdit, le préfet en tremble encore !) avant de rejoindre la voie du tram (bloqué par qui ?).

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Là, les flics ont quand même fini par arriver pour nous dégager alors qu’on s’attardait devant la permanence électorale du maire Hénart. Une sommation et c’est reparti, comme trop souvent, boucliers dans le dos vers la place de la République. Petite embrouille à la fin quand un flic s’est mis en tête d’interpeller un d’entre nous, appelant ses collègues à la rescousse, bousculade et manifestant finalement relâché.

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Bilan : nous n’étions vraiment pas nombreux·ses, bien trop peu en regard de l’enjeu. Au moins avons-nous pu exprimer notre colère vis-à-vis d’un gouvernement qui ne nous répond que par le mépris depuis des mois. Les prochaines étapes seront certainement décisives pour la suite de la mobilisation. Prochaine date à Nancy : jeudi 5 mars, appel de l’intersyndicale départementale en convergence avec la journée de mobilisation à l’université. 49.3 ou pas, on ne lâche rien !