De Fillon à Le Pen et Macron, les millionnaires amis des gros patrons sont en campagne...



Marine Le Pen se présente comme la « candidate de la France du peuple » face à « la droite du fric, la gauche du fric ». Que la droite LR et la gauche PS soient du côté du fric, ce n’est pas une découverte. Mais que les Le Pen soient du côté du peuple c’est une autre affaire !

Si Fillon et Macron sont sur un bateau, on ne sait pas qui tombera à l’eau mais on sait au moins que le bateau est un yacht de luxe. Fillon a détourné des centaines de milliers d’euros d’argent public en salariant sa famille en tant qu’élu. Macron est devenu millionnaire en travaillant pour le compte d’une grande banque française.

La famille Le Pen vit dans le même monde. On connaît bien le manoir familial de Montretout, à Saint-Cloud, l’héritage douteux des millions du cimentier Lambert par le père, le fait qu’il paye l’Impôt sur la fortune (ISF)… Et on apprend que comme d’autres, ces gens-là auraient visiblement sous-évalué leur patrimoine immobilier !

Et il n’y a pas que cela. Tous ces gens-là sont d’accord pour nous faire croire que c’est l’Europe qui détermine la politique des gouvernants. Les uns, comme la gauche et la droite de gouvernement, pour nous expliquer qu’on doit accepter la libéralisation, la destruction du droit du travail et des services publics parce que c’est imposé par les directives européennes. Les autres, comme le FN et d’autres du même genre, pour dire que si on sort de l’Europe et qu’on adopte une politique protectionniste on résoudra tous les problèmes.

Mais ces gens-là se moquent de nous ! Le fond du problème, ce sont les gens qui détiennent le pouvoir économique. En France, ce sont les grands groupes du CAC 40, les gros patrons de l’industrie, de la grande distribution et de la finance derrière le Medef, les Bettencourt, Arnault, Dassault, Pinault, Bolloré, Peugeot et compagnie. Ce sont eux qui imposent les choix décisifs pour continuer à s’enrichir et à caracoler en tête des plus grosses fortunes.

Ce ne sont pas les frontières ni le protectionnisme qui protégeront les salarié.e.s, les retraité.e.s ou les chômeurs.es, parce que ce n’est pas l’Europe ni les immigré.e.s qui coûtent cher à la société. Pour imposer une nouvelle donne, stopper la dégradation du logement, de l’éducation, de la santé, il n’y a qu’une solution : reprendre l’argent qui est volé sur le dos de la population dans les caisses des grand.e.s bourgeois.e.s, reprendre en main le contrôle des entreprises et y instaurer des pratiques démocratiques et autogestionnaires !

Bloc Anti Fasciste - Nancy

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