A Nancy 59 % des offres publiées par pôle emploi sont illégales ou mensongères

Nancy (54) |

Macron affirme qu’il suffit de traverser la rue pour trouver un job, à Nancy, la CGT fait mieux pour débusquer le boulot.
Les 17 et 18 Janvier, 12 militant.e.s de l’Union Locale CGT et deux responsables du Comité national CGT des travailleur.se.s privé.e.s d’emploi et précaires ont mené une enquête sur 501 annonces publiées par Pole emploi.

166 400 chômeur·se·s ont été radié·e·s en 2021 soit une hausse de 60 % par rapport à 2020, 52 300 radiations pour le seul 4ème trimestre 2021, un record depuis 1996. Le nouveau mode de calcul des indemnités chômage fait perdre de l’argent à celles et ceux qui ont été viré·e·s et surtout à celles et ceux qui subissent les emplois précaires à répétition. Sur 6,367 millions de chômeur.se.s inscrit.e.s à Pôle emploi, 3,5 millions ne sont pas indemnisé.e.s.
Qu’importe, le gouvernement et les patrons répètent inlassablement que des centaines de milliers d’emplois ne sont pas pourvus. Ces chômeur·se·s se pavaneraient donc avec leurs faramineuses alloc au lieu d’aller au taf ? Saperlipopette ! Vite, il faut mener un contrôle.

Macron affirme qu’il suffit de traverser la rue pour trouver un job, à Nancy, la CGT fait mieux pour débusquer le boulot.
Les 17 et 18 Janvier, 12 militant.e.s de l’Union Locale CGT et deux responsables du Comité national CGT des travailleur.se.s privé.e.s d’emploi et précaires ont mené une enquête sur 501 annonces publiées par Pôle emploi.

Bref état des lieux
On pourra toujours reprocher à la CGT d’avoir fait une enquête à charge.
Syndicat de salarié.e.s et privé.e.s d’emploi, nous constatons les dégâts du capitalisme au quotidien dans nos permanences juridiques, licenciements abusifs, harcèlement, mauvaises conditions de travail, accidents du travail non déclarés, travail dissimulé…
Les métiers en tension, ou gisements d’emplois, si souvent évoqués ne trouveraient pas preneur ? Foutaise, ces boulots sont passés d’un turn-over de 20 % à 130 % depuis la sortie de la 2nde Guerre mondiale. Les patrons manquent de bras parce qu’ils virent les salariés ou les embauchent de façon précaire. Les conventions collectives de ces métiers attestent souvent de salaires inférieurs au SMIC… cherchez l’erreur !
Les médias à la solde du capital nous servent un show affligeant. Les chômeur.se.s sont sommé.e.s de chercher du taf dans un pays qui en supprime par milliers.

Il y aurait 350 000 annonces non pourvues ? Selon les estimations les plus folles des thuriféraires du capital, face à 6,367 millions de chômeur.e.s, nous sommes alors confronté.e.s à l’inemployabilité de plus de 6 millions de personnes, une fois ces 350 000 annonces pourvues Or chaque année il se négocie 40 millions de contrats de travail... Quand bien même il y aurait 350 000 offres non-pourvues, elles représenteraient moins de 1 % des embauches réalisées. Il n’y a que Castex pour prétendre que c’est le problème économique N°1.

Il y aurait 350 000 annonces non pourvues ? Quand les gouvernements successifs ont fermé des dizaines de milliers de lits à l’hôpital, des milliers de classes quand ce n’est pas les écoles entières, des centaines de bureaux de poste, quand les stratégies fumeuses de Macron ont condamné les emplois d’Alsthom, quand Carrefour et consorts brade les emplois pas milliers…

Autre état des lieux, relevé par la Cour des Comptes, temple de l’ultra gauche.
- la fraude patronale aux cotisations sociales se monte à 20 milliards d’€uros selon la Cour des Comptes, l’État n’arrive à recouvrir qu’1,5 % de ce délit
- la « fraude » liée aux prestations sociales à Pôle emploi s’élève à 220 millions d’€uros (la « fraude » aux prestations toutes caisses confondues serait de 3 milliards d’€uros), l’organisme arrive à 90 % de recouvrement…
Ne parlons pas des 60 milliards d’évasion fiscale, qui n’engendrent aucune stratégie corrective, et pratiquement aucune poursuite.
Mais la messe est dite, c’est bien sur les 1,76 % de la fraude totale qu’il faut envoyer huissiers, inspecteurs pour faire rendre gorge aux délinquant.e.s responsables du déséquilibre économique.

Alors oui, la CGT a bien une idée derrière la tête quand elle fait cette enquête sur les offres publiées sur le site de Pôle emploi, c’est qu’on arrête de se foutre de la gueule des gens.
Elizabeth Borne, pour serrer la vis aux 6 millions privé.e.s d’emploi reconnus, gagne 121 200 € par an. (c’est nous qui paye aurait dit Coluche). La grande majorité (3,5 millions) des chômeur·se·s ne gagnent rien, la plus grande partie perçoit moins de 1000 € par mois, puis viennent les petits veinard.e.s, qui à force de cotisations avant d’être viré.e.s, perçoivent un peu plus de 1000€ avant la dégressivité. Et iels devraient raser les murs ?

Alors oui, on pourra toujours nous reprocher de ne pas soutenir les salarié.e.s des ministères appointé.e.s à 121 200 €. Si ça nous poursuit, tant pis, on devrait pouvoir l’assumer.
Mais répéter 100 fois le mensonge que les chômeur·se·s ne cherchent pas de travail n’en fait pas une vérité, juste une stratégie du mensonge politique visant à mettre la pression sur les chômeur·se·s afin qu’ils et elles acceptent n’importe quel emploi à n’importe quelles conditions salariales et de travail pour satisfaire le besoin de main d’œuvre du patronat local. Et ce faisant accroître la concurrence entre les travailleur·se·s en emploi et celleux qui en sont privé·e·s. Le résultat de cet accroissement de cette concurrence entre les damné.e.s de la terre, c’est une baisse du coût du travail et une dégradation des conditions de travail.

Méthodologie
Notre choix a porté sur toutes les annonces publiées au maximum 3 jours avant notre enquête, concernant un travail à Nancy pour l’ensemble des secteurs d’activité, aussi bien les offres émanant directement de Pôle emploi ou que des plateformes internet privées d’offres d’emploi qui sont agrégées automatiquement sans contrôle sur le site public depuis 2015. Nous nous sommes mis à la place d’un·e· privé·e· d’emploi, qui n’a pas de véhicule, avec des responsabilités familiales en début et fin de journée et qui ne peut donc pas avoir un grand rayon d’action pour son activité professionnelle.
Les 501 annonces ont été imprimées (toutes les pièces sont accessibles et consultables ici), répertoriées sur une grille d’analyse et annotées manuellement. Une offre d’emploi doit être le reflet de contrat de travail qui sera proposé à la signature, c’est ainsi, c’est la loi (article 5331-3 du code du travail) : une offre ne peut être mensongère ou susceptible d’induire en erreur. Nous avons donc vérifié 501 fois , les éléments obligatoires d’un contrat de travail, lieu, durée, CDD, CDI , mission intérim, salaire, expérience requise, diplôme(s). Nous avons classé mensongères, des annonces publiées volontairement en doublon, voire triplon pour le même emploi. Ou au contraire, les offres pour lesquelles, il n’y avait pas d’emploi à la clef.
Un travail en binôme a permis une double lecture, pour faire un premier tri.

Une seule annonce était discriminatoire, la recherche ciblait une personne jeune. La loi est stricte, deux catégories seulement d’emploi peuvent exiger un pré requis de genre ou d’âge, les acteur.rice.s et les mannequins.

Une partie des annonces semblait satisfaire aux critères légaux de rédaction, et ne comportaient pas d’ambiguïtés flagrantes, nous pouvions les classer comme bonnes.

Il nous est resté des centaines d’annonces ambiguës, pas de précision sur le contrat de travail, les mentions CDI ou CDD ne stipulent pas s’il s’agit d’un temps partiel, d’un temps plein, il y a des contradictions dans la demande, par exemple « débutant accepté, expérience de 6 mois requise », pour beaucoup le lieu de travail n’était pas précisé, ou citait plusieurs villes.
Parfois la rédaction idyllique nous intriguait, sur des métiers dits « en tension », bâtiment, aide à la personne, restauration, connus pour leur précarité, la norme d’emploi affichée était le CDI, sans précision, donc réputé à temps plein. Pour ces annonces nous avons eu recours au téléphone. Pour les métiers de l’aide à la personne il a fallu se déplacer dans les entreprises pour débusquer les entourloupes.
Nous n’avons pas été déçu.e.s.

Les enquêtes au téléphone

JPEG - 10.9 ko

Nous avons donc appelé les entreprises, relayées sur le site de Pôle emploi, affichant un CDI ou des missions intérim de longue durée qui nous paraissait douteux, l’entretien donnait à peu près ceci :
- Bonjour, je vous appelle pour votre annonce, je suis intéressé.e, c’est encore disponible ?
- oui, sans problème
- c’est donc un CDI/mission de (1-2-3-6-12) mois, vous ne spécifiez pas si c’est temps complet ou temps partiel
- en fait, on va d’abord vous proposer un CDD ou une mission courte, puis si vous faites l’affaire, on verra dans le temps
- ah, ok , mais ce CDD/mission initiale, c’est combien de temps ?
- les premiers, CDD/mission ce sera une semaine, puis ça évoluera
- merci, je vous rappelle

Cas classique, sur moultes annonces (voir notre vidéo sur le lien)
Heureusement le patronat est inventif, il y a des variantes

- Bonjour, j’appelle pour votre annonce, c’est bien une mission de 12 mois ?
- oui, il y a 12 mois à pourvoir, mais au départ on vous fait un contrat d’une semaine
- ok, bon, mais vous avez mis 12 mois sur l’annonce
- ne vous inquiétez pas, ce sera des contrats d’une semaine, mais vous avez un an de travail, peut-être plus (et la règle du tiers temps dans tout ça ?!)
- ok, merci beaucoup, je vous rappelle
Donc souvent le CDI n’existe pas, ou le CDD est faux ,l’annonce est mensongère, et donc illégale. Il faut rappeler que l’objet d’un CDD n’est ni le préalable à un CDI, ni une période d’essai. Le fait de faire dans le cas des 12 mois de travail, 52 contrats est illégal à plusieurs titres. Rappelons aussi que le CDI est la norme, tous les autres contrats sont dérogatoires . Enfin ça devrait l’être ! Imagine t-on négocier chaque semaine son moyen de vivre ?

Cela a plus d’impact sur les privé·e·s d’emploi et les précaires que l’on peut l’imaginer. Bien sûr, l’impact moral. Le fait même qu’on puisse se jouer d’elles et eux en permanence est lassant. C’est éthiquement insupportable. Lorsque qu’on achète en correspondance ont s’attend à recevoir le produit acheteé Lorsque le produit ne correspond pas, tout un chacun trouve cela anormal. Lorsqu’on fait faire des travaux par un professionnel, tout un chacun s’attend à ce que le résultat corresponde au devis. Le contraire est unanimement considéré comme un scandale. Par contre, pour les privé·e·s d’emploi et les précaires, ça passe crème !

Mais surtout, lorsqu’un chômeur·se s’inscrit à Pôle emploi, iel est dans l’obligation de contractualiser avec cet organisme, ses critères d’acceptabilité des offres en termes de métier, salaires, distance du domicile, type de de contrat (et donc sa durée dans le cadre des contrats précaires) et nombre d’heures de travail. C’est ce que l’on appelle « offre raisonnable d’emploi » (ORE). Cette contractualisation implique l’obligation de postuler lorsque Pôle emploi vous propose une offre qui corresponde aux critères. Le refus de postuler sur de telle offre entraine rapidement votre radiation, surtout lorsqu’il y a la mise en place du contrôle de recherche d’emploi par les équipes dédiées à cette tâche coercitive. Alors lorsque les offres d’emploi sont mensongères, les termes du contrat passé entre les privé·e·s d’emploi, les précaires et Pôle emploi sont faussés… mais cet organisme n’en a cure et les radiations vont bon train !

Mais enfin quoi ! vous voulez bosser ou pas ?!

Les enquêtes en entreprises
Pour les emplois liés à l’aide à la personne, il a fallu nous déplacer, malgré un appel téléphonique

Senior et compagnie – Villers les Nancy- Bld d’Haussonville - Mardi 18 Janvier – 10 h 00

- Bonjour, je vous appelle pour votre annonce, je suis intéressé.e, c’est encore disponible ?
- Oui, bien sûr
- c’est bien un CDI, sur Nancy
- Tout à fait, vous pouvez passer tout de suite avec un CV, on peut commencer aujourd’hui
- Ok, merci, je vous tiens au courant

Alors on y va, L’enseigne Senior et Compagnie est agrémentée d’une banderole « Nous recrutons ! » c’est vous dire le dynamisme de la boutique .L’endroit est cosy, jolies photos de Papies Mamies au mur, devant des gâteaux apportés par de jeunes gens, du sourire, de la joie… Deux bureaux tenus par des jeunes femmes, sur le plan de travail le prénom est indiqué sur un chevalet suivi de « conseillère sociale ». La jeune militante jouant son rôle de chercheuse d’emploi s’avance !
- j’ai appelé tout à l’heure pour le CDI
- ah oui, vous avez un CV ?
- oui, mais je voudrais des précisions sur cet emploi, les horaires, le lieu, le salaire
- en fait, on va vous faire un CDD pour commencer
- ah bon, mais vous avez mis CDI sur l’annonce et vous me l’avez confirmé au téléphone.
- bien sûr, mais vous savez bien que pour ce travail, c’est à vous de vous vendre, il faut inspirer confiance, donc au début vous aurez quelques contrats, à la semaine, puis ça va vite évoluer
- bien, mais les horaires, c’est quoi ?
- c’est fluctuant, des fois vous pouvez travailler jusqu’à 22 heures, mais le lendemain on vous met une mission qui ne commence pas avant 9 heures
- bon, mais c’est bien sur Nancy
- ça peut être Vandœuvre, puis des fois dans d’autres villes, on ne peut pas prévoir
- bien, merci, je vous rappelle
- madame, si vous avez un CV, on peut commencer tout de suite

Stratégie nauséabonde,

Bien sûr, les gens qui nous ont répondu et accueillis, chez Senior et Compagnie et ailleurs, ne sont pas des malfaisant·e·s, juste des salarié·e·s obligé·e·s de jouer un rôle dans la grande comédie de la recherche d’emploi. Si, elles ou ils, ne le font pas, dehors ! Viré.e.s !

Dans les métiers d’aide à la personne, la stratégie est double :
1) faire venir des personnes socialement fragiles en recherche d’emploi, peu qualifiées, ne pouvant se permettre de refuser une activité rémunérée. Ce sont généralement des femmes en situation monoparentale qui répondent sans autre choix. L’objectif de l’entreprise est simple, précarité, paye au ras des pâquerettes, disponibilité permanente.
2) publicité gratuite, flatteuse : la banderole « ici on recrute » en jette un max. Elle est surtout faite pour capter du client, le Senior qui doit être accompagné… Ici on recrute, pour vous.

Les dégâts seront à la hauteur de l’investissement, accompagnement des personnes âgées au rabais, épuisement des salarié.e.s, corvéables du matin au soir, salaire au minimum, pas d’indemnité de déplacement pour se rendre dans 5 à 8 résidences en une journée, amplitudes horaires intenables.

Mais bon, vous voulez bosser ou non ?

Par absence de choix, parce que les aides sociales sont amoindries, parce qu’il y a une pression morale, parce que chacune et chacun veut vraiment travailler, les pires annonces sont pourvues...
Parce qu’on nous a dit qu’après ça irait, par absence de moyens, parce qu’on a été radié, on accepte le job.
Souvent, des salariées, des femmes toujours, nous font part de leur déconvenue sur leur travail, c’est bien un CDI, dans le commerce, mais à 28 heures ou 30 heures, si elles veulent faire 35 heures avec une vraie paye au Smic, il faut bosser le dimanche...Tout est dans l’art de faire savoir qu’il n’y a pas d’autre choix. Tout est dans le mensonge, repris en cœur par beaucoup trop de médias.

Mais bon, vous voulez bosser ou non ?

Ces deux jours de décryptage nous aurons dévoilé beaucoup de tromperie, annonces pour une vente de fonds de commerce, annonces inexistantes permettant une publicité gratuite à l’entreprise, annonces offrant quelques heures de remplacement à la semaine dans l’intérim médical, emplois sous qualifiés, confusion de plusieurs postes de travail sur un seul emploi.

Mais, bon ? Vous voulez bosser ou non ?

A Nancy, CRIT, Manpower, Triangle, Temporis, Partnaire, LTD, DLSI, Start People, Synergie, Recing, PNS, Appel médical, Adecco Médical, et Actua nous ont bien confirmé que les contrats proposés étaient des contrats d’une semaine, au lieu d’un mois, voire 3, voire 6, voire 12 mois comme annoncé dans les offres.

De même, trois entreprises d’aide à domicile contactées (Azaé, Free Dom et Senior Compagnie) qui proposaient sur des CDI TEMPS PLEIN n’étant en fait que de tous petits temps partiels. En CDD bien sûr. (vidéos sur le lien facebook)
Pour les temps partiels, les plannings ne sont que très rarement indiqués. On fait comment pour savoir si l’offre s’accorde à notre propre emploi du temps ?

Mais bon vous voulez bosser ou non ?

De nombreuses offres pour commerciaux proposent – pour démarrer – des salaires de 40 k€ / an. De qui se moque-t-on ? Ces salaires ne sont atteints que si on réalise de gros objectifs, au bout de plusieurs années de prospect. Et non pas au démarrage.

De nombreuses annonces tutoient les salarié.e.s privé.e.s d’emploi candidats.
Or n’a-t-on pas besoin d’un peu de respect quand on candidate ?

oui, mais , tu veux bosser ou non ?

Notre enquête est disponible, vérifiable (lien ci-dessous), nous engageons les chômeur·se·s qui se feraient radier à contester cet abus, Pôle emploi doit être un véritable outil. Les salarié·e·s de Pôle emploi, avec leurs syndicats, refusent cette situation mais sont contourné.e.s par leur direction et leur ministère de tutelle. Ils et elles n’ont aucune prise, ou si peu, sur les offres surtout depuis la fin du monopole du recueil et de la publication des offres en 2005, la libéralisation du marché de l’emploi, et la mise en place en 2015 du système d’agrégation automatique des offres issues des plateformes internet privées.

Combattre le chômage, ce n’est pas combattre les chômeur.se.s. Il est indispensable aujourd’hui de dénoncer la mascarade des annonces illégales et mensongères.

Union Locale CGT de Nancy

https://chomeurs-precaires-cgt.fr/communiques/59-doffres-mensongeres-la-cgt-denonce-la-maltraitance-institutionnelle-de-pole-emploi-a-nancy/

https://www.youtube.com/watch?v=D4nFc8ycSO8

Tableau des chiffres d’offre sur Nancy

Articles de la même thématique : Travail – Syndicalisme