Veuillez circuler vous n’avez rien à réclamer

Nancy |

À L’appel du collectif national "Bas les Masques" partant du principe que comme nous avions été nombreux et nombreuses à applaudir aux fenêtres toutes les personnes qui continuaient à prendre des risques pour le bien commun durant la crise sanitaire nous pouvions maintenant le faire savoir dans la rue. L’idée et de rendre visible cette colère que nous avons tous eue en voyant les effets désastreux des années de politiques libérale sur les service publics et de la catastrophe que cela a engendré.

Cette envie de changement était bien visible aux fenêtres de Nancy via de nombreuses banderoles, et il fallait maintenant les rendre visibles dans la rue en se rassemblant à 15h30 place Carnot dans les règles sanitaires de mise, enfin c’était l’idée de base d’un appel dont beaucoup ont fait le relais.
C’est sans compter sur le préfet qui n’a pas vu d’un bon œil le fait que l’on puisse critiquer la politique du gouvernement et en plus sans le déclarer aux services de police à l’avance.

À 15h la Place Carnot est bleue comme le ciel, on pouvait déjà compter quatre camionnettes de keufs au coin du Mac Carthy, avec 12 flics dehors et de l’autre côté de la place deux bagnoles avec des flics pour surveiller. À 15h30 ça contrôle tout ce qui passe et demande si on va à la manif gilets jaunes, les flics ne savent même pas pourquoi ils sont là.
Sur la place une familles de quatre (deux parents et deux enfants) venue pour soutenir le personnel soignant et non soignant se fait verbaliser, un peu plus tard au loin on entend chanter rapidement "ça branle dans le manche".
Aux abords de la place les condés contrôlent à tout-va, fouillent, certain-ne-s, prennent des noms et des cartes d’identité en photo. Ils se marrent en disant que c’est 135 euros le tour sur la place.

Il est très difficile de savoir combien nous étions, une vingtaine, une cinquantaine ? En tout cas nous étions dispersé.e.s sur la place, pas de banderoles déployée.
Tout le monde trouve ça bien glauque, c’est ça le monde d’après ? Plus de flics que de lits à l’hôpital ?

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Mais l’après-midi n’est pas fini et certain-ne-s ne s’avouent pas vaincu.e.s, direction l’hôpital central pour y accrocher nos banderoles. Petite victoire qui en appelle d’autres !

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