G20 de Hambourg - 1 an de détention pour Loïc



Cela fait aujourd’hui un an que Loïc a été arrêté. Un an que les flics français ont fait irruption au domicile de ses parents où il était revenu malgré la cavale et les risques d’arrestation. Il se savait surveillé mais voulait revoir ses proches.

La semaine dernière, notre ami a également "fêté" pour la première fois son anniversaire derrière les barreaux de la prison de Hambourg. Depuis un an, il est privé de sa liberté, détenu arbitrairement, déplacé, transféré, extradé, sanctionné, isolé, au bon vouloir d’une administration pénitentiaire dont il a dû apprendre la langue. Depuis dix mois maintenant, il est régulièrement présenté devant un tribunal qui n’a de cesse de rajouter des audiences aux audiences faisant durer plus que de raison son médiocre spectacle.

Pourtant, Loïc ne baisse ni les bras ni la tête. Il continue de préparer sa défense, d’affiner ses arguments, d’écrire inlassablement. Et d’accumuler ces planches de bandes dessinées où il raconte son quotidien "en patates".

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Depuis plusieurs mois, Loïc souhaite que ses poèmes soient rassemblés en un petit recueil disponible gratuitement sur internet (son livre précédent est toujours à la vente). C’est chose faite. Cette Petite anthologie est disponible sous deux formes, l’une pour une lecture page par page, l’autre pour l’imprimer en brochure. Imprimez-la, diffusez-la, lisez-la en public ! Les mots sont des armes contre l’isolement des corps.

À lire et à télécharger ici

À lire également, deux textes écrits depuis la prison de Hambourg et dans lesquels Loïc évoque pêle mêle ses souvenirs de l’occupation du bois Lejuc près de Bure, les traumatismes de sa première arrestation par la DGSI et les conditions de sa détention en Allemagne. On y lit notamment les lignes suivantes :

« L’État voudrait nous faire croire que nous sommes plus en sécurité auprès de lui que de l’inconnu que l’on croise chaque jour dans la rue. Il enferme l’assassin quand il est lui-même le plus grand trafiquant d’armes. Le monde me paraît plein de dangers dans ses faits divers effroyables ou ces séries policières glauques mais il suffit que je ne regarde plus la télé, ne lise plus la presse et même que je me retrouve en prison pour que la vérité apparaisse. Les détenus avec qui j’ai pu échanger jusqu’à présent sont plus vertueux que bon nombre de nos concitoyens enfouis dans leurs habitudes serviles. Mais les corps se languissent et prennent les rides de l’enfermement. »

1ère partie - Le consentement et la DGSI

2ème partie - De la cabane forestière aux cellules pénitentiaires

Liberté pour Loïc ! Liberté pour toutes les personnes détenues !



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