Nous n’étions pas invité·e·s à la conference de presse

Nancy |

Les étudiant·e·s n’étaient pas invité·e·s à la conférence de presse de l’Université de Lorraine qui se déroulait le jour de l’expulsion même à 10h30 à la présidence. Pourtant elle nous concernait et nous avons décidé de nous y rendre pour poser quelques questions au sujet de l’expulsion.

A l’accueil, la réceptionniste nous a demandé de nous présenter et d’exposer le but de notre visite. Elle nous a invité·e·s à remplir un formulaire où figuraient les coordonnées des journalistes de M6, Radio Campus, Pref 54, Lor Fm, AFP, et a rajouté « ce n’est pas sûr que vous puissiez rentrer ». N’ayant pas pu nous donner plus de renseignement sur l’accès à la conférence, elle a appelé ses collègues. « En attendant veuillez sortir » rajouta-t-elle sous prétexte du plan Vigipirate.

Quelques instant plus tard nous étions menacé·e·s par un employé : « Heureusement que le directeur est plus sympa » a-t-il dit sur un ton agressif, « je vous aurais chassé·e·s d’un coup de pied au cul » et il a enchaîné avec des menaces physiques « tu vois là derrière la grille, ce n’est plus l’université ».

Edwige Helmer-Laurent, directrice de cabinet, Hélène Boulanger vice-présidente du Conseil d’Administration et ses co-équipiers sont descendu·e·s, ielles ont refusé de nous communiquer toute information. La conférence de presse n’était pas ouverte au public — « Si vous avez des questions, demandez à la presse ». Mme Helmer-Laurent nous a informé·e·s que le président a une fonction importante et ne peut se rendre disponible à n’importe quel moment. Le président, invité à plusieurs reprises à des assemblées générales a toujours refusé de s’y présenter, nous n’avons aucun dialogue.

Un énième échange stérile avec l’administration s’est instauré. « Regardez le débat a lieu » comme si ce monologue répondait à nos questions, et a rajouté « C’est la convergence ! »