Manifestation du 16 juin à Bar-le-duc : encore des intrus violents dans la manif’ !!!

Bar-le-Duc |

Des intrus utilisant des pratiques d’extrême droite ont encore voulu imposer leur loi dans le cortège familial des artistes anti-nucléaires.

Il est 14h et quelques minutes quand nous décidons de partir, l’ambiance est sympathique de mon point de vue. Il y a des gens en noir et d’autres en couleur. La thématique des branches feuillues pour représenter la nature en mouvement a plutôt bien été suivie, les humains se confondent avec les branches bigarrées. La manifestation revêt une ambiance pour le moins éclectique. Je ne vois pas réellement de bloc identifiable. Le syndicat des peintres en façade est tout de même bien représenté mais leurs préoccupations ne sont pas reconnues par l’ensemble du corps des écologistes professionnels. Ça dénigre un peu par ci et puis un peu par là, mais comme l’a bien dit un manifestant : « Il y en a pour tout le monde, même ceux qui sont là pour se plaindre ont pu se plaindre » !

Bien dit.

La détérioration décorative n’est toujours pas du goût de tout le monde ! Faut-il à ce moment de l’article revenir sur 6.000 ans de débat « pour ou contre la casso-thérapie » ?

Nous ne le pensons pas.

(Nous faisons simplement suivre cette
Note du syndicasse :
Comme disaient les Inconnus : « Le mauvais casseur, ça se voit tout de suite, il voit quelque chose, il casse ! Alors que le bon casseur, bon bah… il voit quelque chose, il casse mais c’est pas pareil quoi, c’est un bon casseur ».
C’est pourquoi, Nous, membres du syndicasse, invitons simplement l’ensemble du syndicat anti-casse à arrêter de nous casser les gonades et à se casser des manifestations où ils chantent « ça va péter ». Un peu de respect pour les professionnel·le·s du désordre, les technicien·ne·s de pure-farces et autres péripatéticien.nes [1] bordel, y’en a qui bossent.

La promenade s’est donc passée dans une ambiance joviale et festive, la vitrine d’une banque a été délicatement trouée dans une ambiance « bon enfant » et de chamarrés projectiles ont atteint un bâtiment de la société Eiffage qui s’évertue à enlever le sable de la mer pour recouvrir le monde de béton. (À croire qu’ils sont aussi cons que les méchants dans James Bond ces gens-là, sauf que là, les services secrets sont de leur côté...).

Bref, un week-end comme on les aime sauf qu’il a fallu que des éléments extérieurs viennent encore perturber le cortège… comme d’habitude des groupes très bien organisés et tous habillés de la même manière sont venus agresser les êtres humains conscients du danger nucléaire.

Ils ont encore une fois enlevé des individus ayant osé faire la connexion entre leurs cerveaux et leurs jambes pour marcher contre l’Andra afin de torturer leurs esprits dans des cages insalubres. Ces éléments perturbateurs qui se font appeler « blue block », « keufs » ou encore par l’acronyme obscur « CRS » ont encore agressé et blessé plusieurs êtres libres. (D’après nos sources « CRS » serait la déformation du nom d’une pratique ancienne : la GRS pour « Gymnastique Rythmique et Sportive », leurs membres auraient commencé à radicaliser leur pratique dans les années 80 au sein de ces clubs où ils dansaient déjà en groupe avec des bâtons en écoutant les discours de Jean-Marie LePen qui se faisait connaître dans le milieu).

Une des victimes de ce groupe sanguinaire s’est vu ouvrir l’arcade et le pourtour orbital par ces personnes qui ne savent même pas qui est Mussolini [2] alors qu’ils lui doivent tout.

Finalement les échauffourées ont marqué cette fin d’après-midi sans qu’il ne soit possible pour les manifestant·e·s d’investir la jolie préfecture construite par des prolétaires et aujourd’hui illégalement occupée par le chef de la milice d’extrême droite sus-mentionnée. (D’après nos sources leur chef se fait appeler "pré-fait" ou "pré-faite" en fonction du sexe biologique caractérisant cette espèce. Illes devraient ce nom à la caractéristique qui les empêche d’évoluer sentimentalement ou intellectuellement. Etant pré-fait ou faite, ils ne peuvent pas utiliser comme nous leur capacité à refléchir pour prendre une décision librement, ils projettent ainsi leurs plus bas instincts sur les populations sans qu’il ne leur soit possible d’apprendre quelque chose. Ils sont en quelque sorte bloqués au "stade anal" de la réflexion politique).

Ainsi nous invitons l’ensemble de l’humanité à rester vigilant vis-à-vis de ces agresseurs qui semblent être présents dans toutes les villes du monde de tous les pays. La lecture de textes séditieux et la mise en corrélation des idées et des pratiques semblent être ce qui attire leur soif de violence. N’ayant pas la possibilité d’exercer un esprit critique il semblerait que leur but soit de tuer tout ce qui permet son expression : la liberté.

Enfermer, frapper, tuer, mutiler n’est pas l’expression d’un débordement de leur part, c’est la condition même du maintien de la peur qui, paradoxalement, semble être un sentiment qui les rassure. Leur peur de découvrir qu’il existe un monde où on ne reçoit pas d’ordre du matin au soir, des bottes aux casques ou de l’atome à la guerre nucléaire.

"NON Passeront" [3]

Note aux êtres libres : "Ne jugeons pas nos pratiques, il y a des juges pour cela".



Notes

[1Péripatéticien.ne, du grec ancien περιπατητικός, peripatetikós (« qui aime se promener en discutant »). Terme désignant les disciples d’Aristote.
(Nom) Allusion apparue dans le milieu étudiant et en rapport avec cette étymologie grecque, du fait que les prostitué·es « se promènent » beaucoup pour exercer un métier assurément plus respectable que celui de policier. B.Pivot.

[2Mussolini est un sac à merde.

[3Traduit de l’espagnol.