C’est un fait que...

Nancy |

Pas de Droit du travail sans Droits au chômage
Pas de Droit du travail, droits au chômage, sans Droit à la Vie !

C’est un fait que : le monde du travail et le monde du chômage ne font désormais plus qu’un. Le sacro-saint plein-emploi n’appartient plus désormais qu’à un passé révolu.

C’est un fait que : 90 % des embauches, 95 % avec les intérimaires, sont des contrats courts. Intermittent-es du spectacle, intermittent-es de l’emploi, intermittent-es de la vie, c’est désormais notre quotidien.

C’est un fait que : seul-es 4 chômeur-es sur 10 sont indemnisé-es. Les senior-es (+ de 45 ans) constituent la majorité des DELD (demandeurs d’emploi de longue durée), donc des « fin de droits », en particulier les plus de 50 ans.

C’est un fait que : le chômage des personnes en situation de handicap, les DEBOE (demandeurs d’emploi bénéficiaires de l’obligation d’emploi) s’est accru de plus 60 % en cinq ans. Ce qui confirme la montée en puissance de toutes formes de discriminations.

C’est un fait que : stigmatisation, culpabilisation, sanction sont le lot des chômeur-es, des « sous-vivant-es » aux minima sociaux (en particulier les CAF-ard-es du RSA). Contrôles et flicages intensifiés par la mise en place des CRE (contrôle de la recherche d’emploi) par Pôlice Emploi, par le contrôle des comptes bancaires (pour les bénéficiaires de la CMU-C) et par les décisions fascisantes de mise au travail forcé des « sous-vivant-es » au RSA. À compter du 1er janvier 2017, les ayant-es droit au RSA du Haut-Rhin se verront imposer un STO (service de travail obligatoire).

C’est un fait que : une refonte totale des 10 minima sociaux existants de « sous-vie » est en cours de réalisation, suite au rapport Sirugue (actuel secrétaire d’État à l’Industrie, rapporteur des lois Travail et Rebsamen…), pour une mise en œuvre début 2017.

C’est un fait que : cette refonte vise celles et ceux déjà discriminé-es, plus de 4 millions de personnes chômeur-es en fin de droits, chômeur-es senior-es (en particulier les plus de 60 ans), retraité-es sans droit à une retraite décente, ex-taulard-es, demandeur-es d’asile, chômeur-es sans droit des Dom-Tom…

C’est un fait que : dans ce qui reste de la fonction publique, un agent sur six est un contractuel et 3 % des effectifs sont des contrats aidés (source : Le Monde du 27 novembre 2016). Ce qui confirme que l’ensemble des services publics et des institutions sont infestés par le virus du sous-emploi : intérimaires, contrats aidés, à La Poste, services civiques, contrats aidés, CDD à Pôle Emploi, la CAF, la CPAM, les conseils départementaux…

Mais ! Oui mais… C’est aussi un fait que nous pouvons aussi « agir ensemble plutôt que subir, voire bien avant d’élire ».

Comment ? En nous rassemblant, salarié-es du privé comme du public, chômeur-es, précaires, intermittent-es, intérimaires, saisonnier-es, stagiaires, sous-vivant-es des minima sociaux, migrant-es, demandeur-es d’asile, retraité-es… pour ensemble réfléchir, penser, décider de nos actions et de ce que nous voulons ou pas faire de Nos Vies et en inventant de nouvelles formes de solidarité !

La CRISE, c’est à Nancy :
La Coordination révoltée des invisibles solidaires enragé-e-s
La CRISE, 69, rue de Mon-Désert 54000 Nancy
Tél. mobile : 07 81 71 31 89. Tél. fixe : 03 72 14 85 23.
Page Facebook : « La CRISE c’est à Nancy »

Article paru dans RésisteR ! #46, décembre 2016



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