18 mai – Appel à rassemblement massif devant la mairie de Mandres !

Bure |

Le 18 mai, le conseil municipal de Mandres-en-Barrois va tenir une session à 20h. À l’ordre du jour, un seul sujet : voter une nouvelle délibération pour régulariser l’échange du bois Lejuc. Le 28 février, le tribunal administratif de Nancy avait invalidé la précédente délibération tenue à 6h du matin le 2 juillet 2015, qui était entachée d’irrégularités, et sommé la commune de Mandres de « régulariser » la situation sous 4 mois. Après 2 mois et demi, nous y voilà, l’Andra contre-attaque : rassemblons-nous massivement pour dissuader tout vote en faveur de l’échange du bois. Ramenons de quoi boire et manger,, instruments de musique, concerts de casseroles, pancartes et banderoles, et surtout soyons le plus nombreux-euses possible. C’est un tournant déterminant de la lutte contre la poubelle nucléaire, nous ne laisserons pas l’Andra se rhabiller des atours de la « légalité » comme ça !

Ce conseil municipal est une mascarade « démocratique » de plus dans un projet qui a fait de l’acceptabilité sociale un art. Mascarade démocratique, de faire peser sur les épaules d’une dizaine d’élus d’un village de 130 habitants sous pression l’échange d’un bois permettant le début des travaux du plus gros projet industriel européen. Mascarade démocratique, de restreindre la décision au conseil municipal, alors qu’en 2013 pour un premier projet d’échange de bois, ce même conseil avait jugé qu’il ne pouvait décemment pas voter seul une décision qui « engagerait l’avenir de la commune pour des milliers d’années », et que lors d’une consultation les habitant-e-s du village avaient voté NON à la majorité des 2/3. Mascarade démocratique, alors qu’au moins 5 élus sur les 11 sont entachés d’une situation de conflits d’intérêt : obtention de baux de chasse via l’Andra, membres de la famille salarié-e-s du laboratoire, obtention de dizaines d’hectares de terres agricoles en baux précaire via l’Andra/SAFER, etc, etc. Comment ces élus pourraient-ils repousser la main qui les nourrit ? Comment croire sérieusement que ce conseil serait « neutre » de l’influence de l’Andra ? Dans le village et autour, personne n’est dupe.

Tout cela est une hypocrisie, et la délibération positive qui risque d’en sortir sera illégitime d’avance ! En réalité le sort de ce bois, bien communal, concerne toutes celles et ceux qui – à Mandres, en Meuse et ailleurs – l’aiment, l’utilisent, y vivent, ne veulent pas le voir transformer en désert nucléaire. Soutenons massivement les quelques conseillers courageux-ses qui vont voter NON à cet échange, et ceux qui, par notre présence, en viendront à s’abstenir. Cette délibération doit refuser l’échange, ou ne pas se tenir. Et, dans tous les cas, la forêt restera libérée de l’Andra jusqu’à l’abandon du projet !

Soyons le plus nombreux-euses possible ! Prévenez vos ami-e-s, votre sœur, votre frère, vos collègues, etc, etc, toutes celles et ceux qui ne sont pas revenus à Bure depuis longtemps, c’est un moment déterminant de la lutte contre CIGEO ! Nous avons boycotté le Débat Public en 2013, nous bloquons les travaux dans le bois depuis près d’un an, nous avons fait tomber des grilles de l’Andra en février dernier : jeudi 18 mai, nous pouvons, avec les habitant-e-s résistant-e-s de Mandres, libérer la commune de l’influence néfaste de l’Andra et porter un nouvel arrêt au projet Cigéo !

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