Brochure : recueil de textes du mouvement étudiant du printemps 2018 à Nancy

Nancy |

Le campus lettres et sciences humaines de l’université de lorraine de Nancy a été occupé pendant plusieurs semaines par les étudiant­-e­-s en lutte contre le dispositif "Parcours Sup’" instaurant une sélection plus formelle dans les universités. Le campus est évacué fin avril 2018, une personne est alors embarquée et inculpée d’outrage & rébellion. Le 3 mai 2018, un groupe d’opposant­-e­-s décide de se regrouper alors que les examens commencent tout juste...

Cette brochure est un recueil de plusieurs textes extraits d’internet. Si la plupart est issue du site d’informations manif­-est.info, certains viennent de listes mails ou de sites capitalistes (facebook©, à déserter au plus vite...). Quand ce n’était pas déjà le cas, les textes ont été féminisés.

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Nous ne sommes pas forcément en accord avec l’ensemble des textes présentés ici. Parmi ce qui nous ennuie, on peut trouver le rapport hiérarchique assumé entre étudiant­e­s et enseignant­e­s, la distinction entre les bon­ne­s et les mauvais­e­s manifestant­e­s, la mise en avant de l’innocence des personnes inculpées (et si illes avaient été coupables !?), la sacralisation du monde universitaire... Néanmoins, il nous semble important de garder une mémoire des mécanismes de la répression étatique lors des mouvements sociaux pour pouvoir s’organiser et réagir collectivement à l’avenir.

Dans un contexte où l’Etat accompagne l’éternelle restructuration du capitalisme en sortant la matraque et les lois d’exceptions permanentes, il nous parait essentiel de réaffirmer notre solidarité avec toutes les personnes inculpées lors d’actions collectives. Celles qui, très souvent, servent de boucs émissaires pour la justice. D’ailleurs, notre solidarité va à l’ensemble des personnes emprisonnées en fRrance ou ailleurs, qu’elles soient désignées innocentes ou coupables.

Nous pensons que la répression généralisée et systématique des mouvements des étudiant­e­s et des salarié­e­s au printemps 2018, les licenciements de syndicalistes CGT ou SUD, les gardes à vue multiples en fRance lors de manifestations, l’occupation militaire des quartiers populaires ou encore la criminalisation des pratiques de solidarité envers les sans­-papiers, participe au renforcement du projet de société des bourges.

L’État fRançais affirme haut et fort : "Rien ne doit plus arriver, il n’y a pas d’alternative au capitalisme".

Laissez-nous affirmer le contraire.
La solidarité est une arme, utilisons-la !

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