Les anti-GCO mobilisé·e·s, empêchent l’abattage de platanes

Strasbourg |

Mobilisation payante pour les anti-GCO. Illes ont empêché l’abattage de platanes à Eckwersheim et obtenu l’annulation des coupes.

L’appel à sauver les platanes d’Eckwersheim a porté ses fruits : 20 à 30 militant·e·s se sont rassemblé·e·s lundi matin au niveau du pont qui enjambe le canal de la Marne au Rhin à Eckwersheim, rue de Hoerdt.
Ce pont est bordé de plusieurs dizaines de platanes séculaires, qui abritent vraisemblablement un insecte extrêmement protégé : l’Osmoderme érémite, également appelé Pique-prune.
L’Osmoderme apparaît dans plusieurs textes de loi européens (Directive « habitats », convention de Berne), il est protégé en France au titre de la loi de Protection de la Nature de 1976 par l’arrêté du 22 juillet 1993.
Il ressort de ces mesures de protection qu’il est strictement interdit et répréhensible de porter atteinte à l’insecte ou à son habitat, de façon volontaire ou non.
De plus, nous sommes en pleine période de nidification des oiseaux et ces platanes pourraient également contenir des nichées de chauve-souris.

L’opération d’abattage et d’élagage, qui était prévue et orchestrée par l’EMS (et devait être réalisée par l’entreprise Holtzinger), se basait sur des arguments de sécurisation de la route (élimination d’arbres malades et représentant un danger imminent… depuis le mois de mars 2018). Mais le collectif GCO NON MERCI craint que le vrai motif soit de se débarrasser des arbres pour, à terme et après élargissement et consolidation du pont, permettre le passage des camions du chantier GCO.

L’appel à rassemblement lancé ce week-end avait essentiellement pour but de s’assurer sur place que les mesures légales induites par la suspicion de présence d’espèces protégées, avaient été respectées… et il s’est avéré que ce n’était absolument pas le cas !

Finalement, 4 heures de présence sur place ont abouti à l’annulation des abattages, décidée conjointement par l’EMS et la DREAL. La matinée s’est déroulée dans le plus grand calme, “malgré” l’absence des gendarmes qui nous avaient pourtant habitué·e·s à leur compagnie !

L’EMS doit à présent procéder à un inventaire écologique sur les arbres, inventaire qui aurait dû avoir lieu avant toute programmation d’intervention, avant de re-programmer leur abattage…

Source GCOnonmerci



Articles de la même thématique : Écologie