Les Bure’lesques, un festival en soutien à la lutte contre CIGEO

Bure |

Informatif, festif et inventif, le festival Les Bure’lesques, du 11 au 13 août 2017 est ouvert à tous, familles, amis, habitants d’ici et de plus loin... et se veut un grand moment d’échanges, d’envies et de projets, de réflexions, de musiques et de spectacles, de pratiques militantes et de solidarités.

A BURE, Sud Meuse, il y a un laboratoire de recherche mais pas de centre de stockage nucléaire. Cigéo est un projet ni autorisé, ni construit et n’est pas une fatalité !

Le festival Les Bure’lesques est ouvert à tous, familles, amis, habitants d’ici et de plus loin... qui veulent en savoir plus, s’informer autrement, partager des moments créatifs et s’organiser pour contrer un des projets industriels les plus insensés et risqués au monde !

Consolidons et projetons des initiatives positives et dynamisantes pour ce territoire rural bien vivant !

Au programme :

Concerts, théâtre et cirque alterneront avec conférences et débats autour des transports nucléaires, de la nucléarisation forcée de la région, des risques de Cigéo, des luttes sociales, etc. Mais aussi projections de films engagés, stands associatifs, automédias, ballades naturalistes, sans oublier le coin des enfants. Dimanche matin : grande assemblée de lutte.

Lieu :

À quelques km de Bure, entre les communes de Couvert - puis et Biencourt. Buvette et restauration. Camping possible sur place ou dans la région.

Festival porté pas un collectif d’habitant-es, de sympathisants et d’associations

CIGEO c’est quoi ?

Cigéo, ou projet d’enfouir 80 000 m3 de déchets nucléaires les plus dangereux à Bure, en Meuse/Haute-Marne, se prépare contre l’avis de milliers de personnes, depuis 30 ans exactement.

Une mobilisation sans faille !

Après de nombreuses tentatives dans d’autres départements, le projet d’enfouissement des déchets nucléaires voit le jour en 1994 à Bure (Meuse, limite Haute-Marne), une région qui compte 6 habitants au km². Cigéo, ce seraient 30 km2 d’installations en surface et environ 300 km de galeries souterraines bourrées d’un cocktail radioactif explosif, composé des déchets hautement et moyennement radioactifs à vie longue, principalement issus de l’industrie nucléaire et dangereux pour plusieurs centaines de milliers, voire millions, d’années.

Il n’y a actuellement pas de déchets radioactifs sur place, juste un "laboratoire de recherche" de l’Andra à 500m sous terre depuis 1999. Mais les travaux de confiscation du territoire sont de plus en plus effectifs.

Les préparatifs vont bon train, l’argent coule à flot et la mascarade démocratique se poursuit. C’est en 2018 que la demande d’autorisation de création du véritable centre de stockage (Cigéo) serait déposée... si on laisse faire.

Alors que l’Andra n’a pas encore déposé son dossier d’autorisation de construire, elle a lancé de gros travaux préparatoires autour de BURE, en septembre 2015. Eté 2015, l’exploitation de terres agricoles a été retirée.

En 2016, l’Agence a commencé à déforester et à emmurer le Bois Lejuc, un endroit stratégique pour elle car c’est là que doit s’implanter le chantier de creusement des galeries, ainsi que les puits d’accès et de ventilation pour les gaz radioactifs émis ensuite en continu.

Une lutte déterminée y est menée depuis juin 2016, avec en alternance occupation et expulsion musclée. Les travaux de l’Andra ont été stoppés provisoirement par voie juridique. Depuis septembre dernier, des personnes occupent le bois et y vivent.

Cigéo, méga projet multi-risques insensé

Si Cigéo est autorisé en 2018, une nouvelle voie ferrée serait construite, de Gondrecourt-le- Chateau à Saudron/Bure, là où une gare serait installée. Cela signifierait deux transports de déchets atomiques par semaine pendant 130 ans au moins, qui traverseraient le pays, nos petits villes régionales, les villages meusiens et nos campagnes. Avec tous les risques insensés et certains qu’ils représentent. Plus de 300 ha seraient consacrés à ce terminal ferroviaire, aux zones de réception et de stockage temporaire des colis de déchets. Autrement dit, une véritable poubelle atomique en plein air, dans les champs, complémentaire du centre d’enfouissement à moins 500m.

Cigéo, projet à très hauts risques environnementaux et économiques reste la lubie d’une poignée de décideurs et condamnerait non seulement tout un territoire, mais aussi notre avenir collectif, pour au moins... 100.000 ans.

Info et programme sur http://www.burefestival.org